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C'est à trente ans...

20 Octobre 2014

Jean Pierre Ferland le sait bien et le chante merveilleusement : « La vie fait bien les choses / De temps en temps / Que le temps vous va bien / C´est à trente ans / Que les femmes sont belles… »

Notre fondation âgée de trente ans semble conforme à ton image, Jean-Pierre... Elle non plus ne vieillit pas. Mieux encore, elle mûrit, elle prend des forces, occupe toute sa place et invente des moyens neufs pour atteindre son objectif : soulager la pauvreté chez les artistes. C’est bien la noble tâche entreprise par quelques piliers sur lesquels elle s’est appuyée depuis 1984. Humblement, toujours nourrie d’idéal, mais de plus en plus musclée et capable de faire un peu mieux chaque année.

 De l’équipe des débuts, il nous reste René Caron et Roger Sylvain, toujours membres du conseil d’administration. Fidèles au poste, ils perpétuent cet héritage laissé par Reine France, Renée Girard, Juliette Huot, Nicole Germain, Roland Bédard, Richard Martin, Robert Laurier, Daniel Courteau, Gilles-Philippe Delorme et plusieurs artistes qui se sont succédé aux postes d’administrateurs, sans jamais laisser de sièges vacants, sans exiger quelque rétribution que ce soit; exerçant ce qu’on appelle la solidarité, pas davantage et rien de moins. La Fondation part d’un élan du coeur. Et elle s’y ressource.

Comme le coeur parle au coeur, il est entendu, il est cru et l’action suit sans délai, sans régression, sans dispersion. Nous ne quittons pas la balle des yeux. Il s’agit d’aider un artiste à continuer sa vie d’artiste; surtout, ne pas abandonner. Les artistes que la Fondation a pu aider nous ont souvent confié que l’appui de leurs pairs importe autant que le montant du chèque. Par la Fondation, les autres artistes leur disent combien ils sont importants pour tous. Nous ne pouvons pas abandonner un artiste au premier coup dur. Il en va de la santé de tous. Un peuple ne peut pas se développer sans une activité artistique importante. La culture est le sang d’une nation.

On dirait que de plus en plus de gens le comprennent. En 2014, les opérations Coup de chapeau et Coup de chaleur ont accumulé plus de 75 000 $ . D’année en année, le total des dons augmente. Et d’année en année, nous aidons davantage. Je ne vais pas  vous noyer sous les chiffres, mais je prendrai juste le temps de vous confirmer que nous avons toutes les raisons de célébrer nos trente ans. Et que nous n’allons pas nous en priver.

Le lundi 22 septembre, à 14 heures, nous avons procédé à l’inauguration du lot de la Fondation des artistes au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Nous avions invité la famille et les proches de Ronald France et de Gaston L’Heureux. Gaston a été un président exceptionnel, qui a fait le bonheur de tout le monde. Quant à Ronald France, nous lui devons ce lot. Notre camarade Ronald a changé la Fondation pour toujours. L’héritage extraordinaire qu’il nous a laissé nous permet de distribuer entièrement aux artistes l’argent qui nous est donné. Cet hommage aux deux hommes était la moindre des manifestations de gratitude que nous pouvions organiser.

De plus, le 8 décembre, les Membres Gouverneurs du Cercle Ronald France de la Fondation des artistes seront reçus à l’Hôtel de Ville de Montréal. Je souhaite que tous les Membres Gouverneurs nous fassent l’honneur de nous accompagner. Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de se réjouir d’une aussi belle et bonne nouvelle que cette fête du trentième anniversaire.

Nous fêtons nos trente ans, mais tout de même, nous ne lancerons pas l’argent par les fenêtres. Pas de grosses dépenses, n’ayez crainte. Vous le savez, en 2013-2014, la Fondation s’est engagée à ce que 100 % de vos dons aillent directement aux artistes. Je termine en vous annonçant que pour cette saison 2014-2015, nous ferons mieux : grâce à nos économies, 125 % des sommes que vous nous confiez seront distribuées aux artistes en difficulté. Nous devons ce miracle à l’appui de l’UDA, au soutien de la Caisse de la Culture et encore davantage à Ronald France. Chapeau, Ronald ! Même après ton départ, tu changes encore le monde.