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S'impliquer, c'est la santé

7 Octobre 2014
Pierre Marcotte

Je n’ai jamais accepté de jouer les gérants d’estrade. Toute ma vie, j’ai choisi de me salir les mains au travail. Maintenant entré dans les années où on ne se préoccupe plus de cacher son âge, je peux vous confier un des secrets du bonheur. Pour être heureux, engagez-vous. «Engagez-vous qu’ils disaient, vous verrez du pays». On cite souvent cette vieille publicité de l’armée. On a sans doute raison de sourire à cause du contexte d’une telle promesse, mais ça ne changera pas la vérité qui sous-tend cette affirmation. C’est quand on s’implique que l’on se sent vivant.

Et comme il n’y a pas de mal à se faire du bien, je sais qu’on se fait du bien à faire du bien. Demandez à Louise Deschâtelets, porte-parole de Coup de chaleur; demandez à Winston McQuade, président d’honneur de la Fondation Serge-Lemoyne ; demandez à Christian Bédard, directeur général du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) et un des initiateurs des affiliations.

Demandez aux personnes qui ont pris part à la quatrième édition du Coup de chapeau si ça leur a fait du bien. Vous savez déjà ce qu’elles vous répondront, n’est-ce pas?

On dit que le battement d’aile d’un papillon à un bout de la planète peut provoquer un tsunami à l’autre extrémité. Conservons l’image pour mieux imaginer ce qu’un petit geste de solidarité peut engendrer. En fait, il n’y a pas de petits gestes. Quand on bouge, on ne sait pas tout ce que ça va entraîner comme conséquence. Et quand on se déplace dans le bon sens, on fait parfois avancer les choses d’une façon insoupçonnée. C’est la beauté d’un acte né du coeur. Il atteint une sorte d’autonomie qui le dépasse. Exemple : «J’aurais jamais imaginé que ça te ferait autant plaisir…» Qui n’a pas vécu ça?

Le septuagénaire assumé que je suis vous l’affirme : «Pour vivre vieux, vivez fort!»